Maurice Carême
(n. 12 Mai 1899)
"Maurice Carême est né le 12 mai 1899 à Wavre, d'un père peintre en bâtiment et d'une mère épicière, il a deux sœurs et deux frères. Il passe son"
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Homonymes
Il y a le vert du cerfeuil Et il y a le ver de terre. Il y a l’endroit et l’envers, L’amoureux qui écrit en vers, Le verre d’eau plein de
Mars
Il tombe encore des grêlons, Mais on sait bien que c'est pour rire. Quand les nuages se déchirent, Le ciel écume de rayons. Le vent caresse les
Mon petit chat
J\'ai un petit chat, Petit comme ça. Je l\'appelle Orange. Je ne sais pourquoi Jamais il ne mange Ni souris ni rat. C\'est un chat
L’automne
L’automne, au coin du bois, Joue de l’harmonica. Quelle joie chez les feuilles ! Elles valsent au bras Du vent qui les emporte. On dit
Si mon père était un ourson
Si mon père était un ourson, Ma tante Alice un gros pigeon, Si mon oncle était un trapèze, Ma sœur Anne, un bâton de chaise, Si ma marraine
Te remercierai-je…
Te remercierai-je jamais assez De m’avoir mis au monde Et de m’avoir donné Tant d’arbres à aimer, Tant d’oiseaux à cueillir, Tant d’étoiles à
La cuisine
La cuisine est si calme En ce matin d’avril Qu’un reste de grésil Rend plus dominical. Le printemps, accoudé Aux vitres, rit de voir Son
L’homme et l’enfant
Ce n’est qu’un homme et un petit enfant Dans une allée d’automne, Un homme et un enfant s’en allant, souriant, Sous une pluie de feuilles
Pauvre rat
Mon Dieu, que de dangers ! Se lamentait le rat. Si je vais au grenier, Je dois veiller au chat; Si j\'entre dans l\'étable, Je tombe sur
Alphabet
A c\'est l\'âne agaçant l\'agnelle, B c\'est le boulevard sans bout, C la compote sans cannelle, D le diable qui dort debout. E c\'est
L\'ECOLE
L’école était au bord du monde, L’école était au bord du temps. Au dedans, c’était plein de rondes ; Au dehors, plein de pigeons blancs. On y
Vert
Je parlerai du vert, Du vert volant des arbres ; Je parlerai des veines vertes Des jeunes filles sous les arbres ; Je parlerai du vent Et du
Après le beau temps…
Après le beau temps, La pluie ; Après l’oiseau bleu, La pie. Après les rumeurs, La lune ; Après l’arbre en fleurs, La prune. Après les
Le rouge-gorge et les moineaux
« Au feu ! au feu ! crièrent les moineaux. Au feu ! son plastron brûle ! Qu’on déverse sur lui le seau De la petite Ursule ! » Mais calmement,
Litanie des écoliers
Saint Anatole, Que légers soient les jours d’école ! Saint Amalfait, Ah ! que mes devoirs soient bien faits ! Sainte Cordule, N’oubliez ni
La faim
« Mon enfant, si tu as faim, Mange l’une de tes mains, Garde l’autre pour demain. » Mais sa faim venait d’ailleurs ; Il dut se manger le
Le printemps reviendra
Hé oui , je sais bien qu'il fait froid, Que le ciel est tout de travers ; Je sais que ni la primevère Ni l'agneau ne sont encore là . La terre
Du bleu ?
Du bleu ? J’en ai plein mon enfance Où fleurissaient des champs immenses De lin. Du bleu ? J’en ai dans ma rivière Où je trempais, dans la
Si je suis né au mois de mai...
Si je suis né au mois de mai, C\'est pour chanter à l\'étourdie. Vivent la rose et le muguet ! Mes complaintes mêmes sourient. Ma mère avait
Est-on jamais assez enfant
Est-on jamais assez enfant, Jamais assez émerveillé ? Ah ! devenir comme un étang Où tout le ciel vient se baigner ! Le vent, le joli vent
Le soleil meurt dans tes cheveux
Le soleil meurt dans tes cheveux. Le soir allume ses abeilles. Je n’ose plus toucher tes yeux. Dors, mon amour, ma merveille, La lune court ;
Les os de ma mère
Au cimetière, il y a beaucoup d’os. Beaucoup sont déjà en poussière. Au cimetière, il y a beaucoup d’os. Il y a aussi les os de ma
WAVRE
M\'y revoici encor, plus ardent que jamais. Bonjour, les prés ! Bonjour, les ponts ! Bonjour la Dyle ! Bonjour, maisons semées comme des
Comprendrai-je jamais…
Comprendrai-je jamais ici Pourquoi je regarde le ciel, Donne rendez-vous à la lune, Érige des tours de Babel Alors que je reste perplexe Devant
NE SAIS-TU PAS QUE TU ES GRANDE
Ne sais-tu pas que tu es grande A me cacher tout le vallon, Que tes yeux bordés de lavande Forment ma ligne d’horizon ? Ton rire est un village
Le printemps reviendra
Hé oui , je sais bien qu'il fait froid, Que le ciel est tout de travers ; Je sais que ni la primevère Ni l'agneau ne sont encore là . La
