Ma lubie mon hôte
de Marie Uguay(2014)
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Mediu
ma lubie mon hôte
quand les vastes terres brûlées sont devenues nos terres
voici un soleil rouge circulant dans le ciel
comme on nage dans la mer
et l’effroi des demeures blanches
le jour multiplie ses lampes
nul ne dort
à l’est nous n’avions plus besoin de rien
nous avons pleuré de lassitude
(Marie Uguay, « Autoportraits», 1982 in Poèmes, Montréal, Boréal, 2005, p. 128)
