Les santés se suicident
de Françoise Bujold(2015)
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Il y a de quoi
Se flamber la cervelle
Pour une nuit volée
Absente de santé
Pour une pénurie de greniers
Aux mille champs de blé
Pour les grands feux allumés
Aux gouttes d’eau risquées
Il y a de quoi
Se flamber la cervelle
Pour la femme regardée
Qui ne peut rien donner
Pour les grands étés
Aux solitudes habituées
Pour les naïves amitiés
Qui ne valent pas les nuits aimées
Il y a de quoi
Se flamber la cervelle
Pour nous avoir convoqués
Et nous empêcher de s’aimer.
(Françoise Bujold, Au catalogue de solitudes, 1955)
