Mon sang est la plume de l’oiseau Simorgh.
Mon visage est plié et oublié.
Mon souffle est la rivière de Kausar.
Le crépuscule fuit sur ma jambe.
La nuit est la politique de mon pays.
Mon
MON SANG IL FAIT LA NUIT:
Dans mon souffle j’ai la mer.
*
Ma pensée est une grappe.
Pour toi serais-je le tremblement d’une fleur de
Cerisier.
Pour toi serais-je la bride d’un cheval à
Je suis la belle endormie
J’ai sous la peau
Une pomme rouge.
Mon cœur c’est un os
De bois vert
Tu le tailles
Et tu dis :
Mon petit bois, mon petit bois,
Réveille-toi.
En crayon
Je te vois avec ta femme
Sur la rue, je la regarde, je ne
Peux pas voir son visage, je vois
Son cou, je vois ses bras, ses pieds,
Je vois le bracelet sur la cheville
Du pied, je
Tu sors de la maison de ta grand-mère
Il est presque matin, tu vois pas le chemin,
Il est presque matin,
Tu vois les couleurs du ciel, pour toi la nuit
Et le matin c’est une hirondelle, tu
DANS LA BOUCHE
Avec un morceau
Du charbon
Sur ma peau
En verre,
Ma peau poussière
Céleste, toi !
Tu as
Dans la main
Les lettres pour
Sable, les lettres
Pour berceau, tu as
Dans la
Il a décidé de sortir
De sa maison chaque
Jour :
Il était en train de traverser
La rue quand il a vu
l’araignée qui marchait à côté
de lui :
voilà la solitude, a-t-il dit et après
il a
Maman, maman
Viens vite, je regarde
Les oiseaux.
Je viens vite,
Très vite, mon cher enfant
Quand je reviendrai
Les poussins seront
Déjà grands.
Maman, maman
Viens vite , les
Ils vont à l\'église
Pour enterrer
Nos anges.
Mon ange
Il n’a pas
Une coeur.
Son corps il est vide
Dedans tu tiens un ange
B éb é dans tes bras.
Tu fais des calins à ses joues.
L’ange
J’ai un ruban noir autour du cou
J’ai les yeux rouges à cause des larmes
Je vois le monde des tulipes
Sous lequel à 12 361 m il se trouve mon père
Avec son corps comme une ligne,
Mon père sous
Dans la cour
Les Roumains
En se tenant la main
Chantent
Pour le mort
Quand ils se regardent
Ils le voient
Avec le chien
Dans la vigne
Ses mains font des calins
Sur la fourrure
Du
Je l’aime
et je ne reconnais plus personne.
La mort
c’est comme une belle poésie.
Ecris-moi, mon cher ami,
Je suis vivante et seule,
Le sommeil il n’arrive pas jusqu’à moi !
Je rentre dans l’appareil
Ici c’est un champ plein
De fleurs grises
Je reste couchée dans l’herbe
Jaune. J’entends la voix de dieu
Qui dit : respire profodément
Maintenant tes poumons
Font
Elle tremble
Comme anna pavlova
Dans son picage
La chambre est vide
Elle pose sa main sur le papier peint
Elle déchire feuille
Après feuille.
A la fin elle craque ses doigts
Et
le dou-dou il peut écrire les mots les plus tristes.
je t\'aime.
SEULS LES DOU-DOU ILS SONT HEUREUX.
c\'est un poème brillant
c\'est un poème avec des vivants
c\'est un poème avec des yeux et
le dou-dou il fait de la chimio
le dou-dou il tremble
le dou-dou il croit en Jésus Christ.
le dou-dou il peut pas manger.
*
les gens ils coulent dans les perfusions. je pleure
mes pleurs
mon dou-dou qui est aux cieux/ restes-y/ écoute-moi.
le dou-dou il ment
le dou-dou il pleure
le dou-dou il peut pas dormir le soir.
le dou-dou il regarde le soleil
le soleil il est en
le dou-dou il est triste
le dou-dou il agite ses petites mains
le dou-dou il vomit
le dou-dou il fait du papier volant
le dou-dou il crie
AU-SECOURS
AU-SECOURS
AU-SECOURS
AUUUUUUUUU
SECOURS