Les gifles des feuilles jaunes
Comme d`éternelles pensées prennent la forme du bois
Dans les boîtes des ciels inaperçus que sous
L`idéal d`un humble silence
On est toujours dans un amour à
L`hiver parmi les cadavres
Est comme une nuit bizarre à l`ombre
Des derniers lis en fleurs
Toujours l`incertaine mélancolie
Se cache sur le silence des lèvres
Dans nos cœurs naît la parole
En terminant avec le vers il n`est resté
Qu`un caillot de sang
Dans une mer de doutes
Et un sourire chiffré d`individus
Sans larmes
Sans rêves dans un mot collé
Aux foies privés d`éternité
En rêvant des châteaux cachés dans un cercle d`argile
On a glorifié l`éternel amour rompu
Entre les mots :
Il y a un silence chaque soir dans nos cœurs !
Il y a un silence ennuyant chaque jour
Il neige. Il neige dans les coeurs des pigeons. Dans les âmes des prostituées roumaines. Sur les seines des vierges qui parlent de la démocratie communiste. De la chute dans les ténèbres du temps
Le lendemain
on se promène au bord de la partie
immature du mot
on regarde partout l'armure
du soleil
et le bleu du frémissement :
il n'y a que de gestes tendres
des individus fatigués
Le cauchemar commence avec la nuit obscure. Triste. Fermée dans les ténèbres des prisons communistes. Je mets un point sur le destin des paysans de l\'Est de la mort. Là tous sont des arbitres de la
Je me demande où sont les coeurs des pigeons blancs ?
Et les larmes bleues des anges cachés sous la peau des autres ?
Et la mer rouge de sang des peuples meurtriers ?
Et le sourire des hirondelles
Dans nos âmes
Dans nos cœurs
Dans nos rêves bizarres
Sous la peau
C’est la ville des poètes protestants
Là le monde ensoleillé
Et la patrie bleue
Oublient que l’armée des modernes
Tue
Toujours il y a des poèmes dans nos vies
Qui nous expliquent que la mort
Est une chanson
Triste
Des années vécues
Autrefois
Dans les quartiers des cœurs
Sanglants
Toujours il y a des
Avant l\'écriture c\'est Camus. Avant la lettre obscure c\'est la nuit. La nuit des mélancolies et des tristesses. La nuit des anges qui tombent dans les ténèbres du ciel. Un autre ciel. Sans début