Le poète est un troubadour
Ses vers atténuent
Le désir d`un approchement
Du Verbe
Et le retour calmement
De la métaphore
Vers le monde des anges
Couverts de neige
De la vieillesse.
Aux extrémités du rêve
Je ne rencontre que la nuit
Elle a les genoux blessés
Et les coudes cassés sous la douleur de la naissance
Pour la deuxième fois.
Orphée se cache parmi les rochers
Sa larme est une chanson
Des générations des poètes
Sans ombres
Qui peut plaindre la nuit sainte?
Seulement l`Orphée sanglant
Son nom est un
Je suis heureux
Parmi mes paumes
Le temps coule
Lentement et certainement
Il se détache
De nous
Des morceaux de craie
Blanche et ancienne
Les bouches de la nuit racontent les mêmes
Parmi les ruines de la ville courent
Des arlequins ils regardent
Perplexe les lumières
Des appartements
Sans habitants
Ils applaudissent un moment
Deux peut-être
Puis ils continuent
Quand je respire je collectionne tous les papillons en moi
Nous nous assoyons à une table ronde
Racontant sur le monde
Qui naît dans le coin sombre
De la chambre
Puis nous nous regardons
J`écris pour les autres pas pour moi
Je m`ennuie de tous et de toutes
J`oublie de temps en temps les malaises
De la journée d`hier
Maintenant j`ai commencé un nouveau chapitre
Sur le monde près
Loin de moi se trouve une
Immobile et pure lumière
Je voudrais atteindre ses formes solaires
Mais Dieu ne me laisse pas
Je percevrais les battements du coeur
D`un condamné Orphée
Mais Dieu m`a
Voilà
Ce poème
Un brouillon
Jeté parmi les couleurs
Un mot
Solitaire beaucoup
D`étrangers
Dans la chambre au goût de citron
Triste le poète
Une pensée dont le vent l`emportera
Tout de
Je m`assois sur la chaise en cire
Et je regarde la chute de la lumière
Dans l`inconnu
A la fenêtre il apparaît un étranger
Il me regarde attentivement beaucoup de temps
Puis il disparaît
Je
Perce la chair
Ange d`argile
Ta larme écrase
Mon âme
Comme une négation du sang
Le divin
Descend
Parmi les inconnus
Sans traces
Perce la chair
Ange d`argile
Mets
Dans la place de
La danse de la poésie
Des mots sans vie dans la pierre
En souriant ironiquement
Au poète d`entre les bourgs anciens
La cité est
Une amphore du monde plein
De larmes
La danse de la
En ouvrant les fenêtres de l`âme
Des mots vides
Comprennent
Le corps
L`homme est l`idée
De demain
De la journée d`aujourd`hui
En dépaquetant des boîtes
Des cadeaux
Le sourire prend
La
Un nom sur la moelle du mot
Comme la cicatrice de l`âme
Le corps est le vide
D`entre les sentiments
Les mêmes toujours
Le génie se joue
Avec le poème
Parmi ses doigts
Un nom sur la
Des ombres sur la neige atteignent la pensée de la mort
Les seins se découvrent devant le regard aveugle
L`amour naît pour être tué
Par le sentiment froid et tout devient ténèbres dans la ville
Il pleut aux extrémités infinies du Temps
Je me cache derrière Lui
Comme un papillon
Et je veux que l`histoire de cet hiver
Se termine vitement
Et la nuit devient nuit sainte
Et le rêve
Mon être plein de larmes t`aime
Mes yeux ont rencontré ton regard
Là où le ciel a jeté ses ombres
J`écris sur toi pour
Me rappeler ce que signifie l`amour
Des anges tristes
Le vent souffle
Un seul mot.
La Bibliothèque.
Et quelques pas dans la chambre. Et c`était tout. C`était la fin non seulement d`un mot, mais aussi d`un livre. Un livre que j`aimais beaucoup pendant les années
Mon âme est plus qu`une blessure
Ouverte vers le ciel
C`est le sentiment qui broie la lumière du printemps
C`est le pigeon au vol rompu
Qui est à la recherche du centre d`un propre monde
Mon âme
L`espace d`entre les mots comprend
Le Temps
Ses blessures sont les métaphores
Qui rassemblent comme dans un cercle
Les poèmes écrits
Avant que
Les idées naissent
Dans des rêves.
Des sons et des cris
Atteignent son âme
Personne ne peut la calmer
Elle plaint et ses larmes se cachent
Là où elle ne peut pas arriver
Là où il pleut et il neige comme dans des