Entends craquer les vertèbres de la pluie, ses branches liquides aux fibres éclatantes sur la margelle de granit jusqu’aux profondeurs tremblantes des miroir du puits, lésions des bois
C\'est le ciel ce soir qui descend avec ses machineries verticales, des incendies de rouages dans le théâtre Elisabéthain. Fulminent les cartons-pâtes de l’orage encollant des éclairs dans
Ce qui revient, sans qu’il n’y eut de premier jour, ni achèvement, fréquences des fragments, séquences du néant dans le bain des néons. Tisonner désunit puis rassemble l’étincelle, le vent
Quand j’aurai moi tout vu, misaines insolentes, le sel et les lentes à l‘aube ses yeux peints, défaits sous les néons, bottines à boutons, une peau de mouton sur ses hanches et vive le
« Des précipités de notre désir » (André Breton)
« Bleu vouloir » (Catrine Mafaraud)
Il aurait fallu peser sur le silence, cette pierre.
Les phasmes? ou *le lion à terre, enfoui dans
« Je vais inventer très bientôt la poésie déglinguée », je dis, je fais.
Je vais faire la place ou situer le cri et puis vous irez composer les planètes qui vous auront manquées pour graviter
Peintre et poète uruguayen Danilo Romero vit à Paris.
\"Derhama et le dragon\" évoque la fin des civilisations
d\'Amérique du sud et le génocide des populations
dans le sillage des \"Grandes
Peut-être que comprendre serait s’approcher du mystère qui ne se peut partager que dans les profondes lenteurs d’une eau qui porterait à peine son poids d’humanité ou bien ce qu’il faudrait
Ce sont des matins qu’on dit plus bleus lorsque sur la table le bouquet de delirium tremble et vibre d’une stridence d’aigue-marine et de chevelures d’algues déracinées. En moi cela ne fait pas
Le vent, ses terres fracturées de soleil et l’empreinte toujours visible de l’eau, fluidité et sédiment, le mur d’ocre mouillé, sa mémoire respire et sa soif brise une vertèbre peinte et cet
L’été est ce matin encore un grenier d’images fossiles, les squelettes d’oiseaux au vol calcifié dans cette tension, l’élan des retours aimantés vers d’autres continents. Je redessine sur
Vous approchez de la lenteur, fragile, respirable. À la faveur d’un léger éboulement, vous dites : « Vous voulez essuyer la neige sur la vitre, mais elle tombe en dehors »
Et je ne peux
Dans l’espace du minimalisme il y a le risque de la monotonie, mais une monotonie active, une sorte de geste lancinante, c’est l’autre face de la friche industrielle reconvertie en lieu de
Il faut replacer la poésie dans sa chambre d\'espace entre le miroir le lit mais au plus près des draps très loin des semblances feutre des tapis tamis des lampes retour à la fenêtre dans
« Heureux ceux qui ne pensant que par fragments
ne prétendent pas les souder de force les uns aux autres. »
Henri Petit
(La route des hommes)
Lorsque l’Arpenteur, aura tendu, les
Tout un instant pour respirer avant que ne reprenne l’instance qui tenait lieu, en ses semonces, de réalité.
Ce n’est pas ici un bal de poupées de chiffons mais quelquefois ce qui tremble
«Lorsque je dors de nombreux rêves, je sors dans la rue, les yeux grands ouverts, mais voguant encore dans leur sillage et leur certitude. Et je suis stupéfait de mon automatisme, qui fait que
Votre fenêtre est ce soir plus près de la pluie que je ne l’espérais. Vous rend plus fragile la faïence d’une chandelle. Vous avez déposé une rose pourpre encore humide sur le meuble ciré
Vous écrivez, blanc sur le blanc qui traverse les heures emboîtées, un geste de fenêtre, un geste d’ouvrir sans fracturer, qui sépare sans rompre, proche de la nuit revenue d’une longue
La rue, ses odeurs de pluie et de pain chaud, je vais tourner à l’angle de cette page froissée, puis disparaître du paysage. Je ne serai plus là et rien n’aura changé, le temps coulera dans
« Quand on a le souffle pur, disait mon père, on peut autour de soi éteindre les plaies comme des lampes. » Mais je ne savais pas. Je disais: « Si on éteint les lampes, papa, on n\'y verra
Tu deviens musique lente, des voyages qui jamais ne seront, lamentos villanelles et fados oubliés, sous les arcades à Lisbonne, en d’autres paysages la même patience alignant des ruelles,
« Je vous espère d’un bleu irrémédiable »
Catrine Mafaraud
Te voilà encore avec l’escalier sous lequel l’univers entier se tient prêt à bondir avec ses souplesses d’ocelot, ses
Je te donne le premier sable d’une île revenue du temps des longues traversées lorsque la mer n’enveloppait pas encore la terre d’écumes incendiées. Il fallait alors inventer des routes dans