L’œil des galaxies
Sur la table figé le grès bleu glacé d’une jarre tandis que dehors le soleil fait bouillir d’épaisses racines. Tu voudrais avoir la fluidité de l’eau et même
La grande roue de la mer
Regarde se fondre une goutte d’iode
aux tumultes de la mer incertaine.
La mer c’est une longue histoire
l’excroissance d’une fièvre.
Est-ce que chaque mot
Riens, mobiles
Ce temps, on bougeait la lumière par grands arpents sassés, y trouver quoi ? Se tenant ensablé, les chardons saturés de poussière et le sang qui coulait rivière entre les
Réponse aux vents étésiens qui, cette nuit, faisaient
se mouvoir des mains espiègles dans les branches.
(Voilà qu\'en mai vient septembre et c’est déjà l’hiver,
la mémoire
Comme Dit du monde
A ciel ouvert l’écriture minuscule et penchée du géographe, comptable des Abysses, dans le glissement feutré de sa plume : avons passé le cap des Tempêtes
Ainsi j’étais là
Au bord ce fut le premier matin.
J’étais là comme toujours
au seuil des averses
dans une rue en crûe.
Le fleuve de conscience.
Une rame plongée,
engluée dans les
Ainsi attentif, j’étais là
De l’ombre étreint, les voiles
agitant lambeaux de lumière
arène furieuse des continents
sous le sabot d’ocre pariétal.
Défrichant le chiffre des
Ainsi j’étais venu entre les ronces de mémoire
et le pays des brumes éparpillées
sur les flaques vitrifiées des étangs.
Toutes choses d’apparence immobiles,
de gestations, de
Matins aux creux des aulnes le cœur foudroyé
quand bise vient épeler en écorchant ton nom
ta peau de neiges parsemées ou des mots
cendres de tes paroles de sel et de silence
quelque chose à
Je te parle de la pluie d’avant la pluie couchée,
piment des bourrasques, sur la peau
le sel des cristaux, brûlure des froidures.
C’est une autre saison, dans la saison des mots
avant
C’est ce chemin ou celui là peut-être,
il dépend de la pluie et d’un mot très obscur,
« trestuer »
comme fut l’amour épuisé
ou d’un quart de rêve penché
entre veille et
Coming through, may be
inside myself, Way.
Waves, time, moving what?
Whipping the willows.
(Your skin covered with
snows, petals or words)
something is falling slowly
not yet born
I
L’espace de la poésie, c’est celui du souffle et de la respiration et l’accident de la mort, cette panne immense dans l’urgence de vivre, lorsqu’on y pense, mais qui cravache le multiple plus
Demain quand aura cessé dans le miroir la chute et sa rémanence de fenêtre, l\'averse. Je sais qu’elle fut, dans cet angle d’érosion qui ne renvoie plus rien. Le tain fracturé, je traverse le
J’aurais pu écrire, ainsi que j’avais dit, en moindre mouvement, moindre geste, désigner splendeur l’économie du feu, de si peu embrassement des forêts et fondre glaciers d’un regard traversé.
Le train aérien que tu as dessiné passe pour l’éternité au-dessus de la ville. On n\'apprend pas à vivre, on va dans le même chaos, tout droit et sans limites. Les cartes postales ne décrivent
Après tout, quel que soit l’ordre ou le désordre se peuvent recoller les morceaux. J’habite si près de la cathédrale que je ne puis en voir, les lundis, que les enterrements. Je travaille le
Ce sera le vent. Tu le sais, il faut nommer. Etrange multitude qui te voudrait désagréger, te rendre identique aux poussières aimantées par le vide. De toi-même déshérent. Ce sera la nuit
POur information, je signale la réouverture
du site de Michel Gerbal:
http://www.dvarim.org/michelgerbal/article.php3?id_article=4
après un grand et trop long silence
(En hiver, le marais se couvre de brumes. On cherche dans les laines déchirées s’y quelquefois se trouve un chemin qui mène, l’ombre traversée de lumière, aux traces d’éclaircie, les pierres,
« Car jour et nuit c’est un »
Héraclite
Déjà on voit la ville, ses concrétions de lumière.
J’en trouverais sans doute sans peine le dédale,
moins obscur, qu’au plein jour infusé de
Sommeil, fenêtre lacustre, flaques des lisières. Sous le masque d’or immobile veille la serpe d’une lune sans quartiers. Des filigranes, des peaux parcheminées, des signes. Sur ce visage rien
Puis. Ainsi j’avance qu’il y avait avant le pétrifié, des lunes lentement, des fractures, quelque mouvement. Rouages des cosmogonies, sur le seuil les cendres des neiges et des chutes
Je me souviens le jour
Je me souviens le jour, longue pluie, face brûlée devant le feu,
les os glacés, sur les dalles les pieds nus, les grandes salles aux damiers
où des femmes