Sur la terre un fou attend une réponse
Sur la terre mille fous le pressent
De répondre à la question
Qui es-tu toi l’homme fou
Qui traîne dans ta mémoire, comme une folle
Dans sa
Pourquoi fuir
Toujours fuir
Sur les mêmes chemins désertés
Entreprendre une course sans fin
N’as-tu pas de l’enfance cachée
Entretenu le souvenir ?
L’âme si frêle
Et légère de
Sur la tombe
Les feuilles
Ont laissées pourrir
Leur frêle amour
L’oiseau gris
Sur la pierre pépie
A l’oreille du mort
Une note automnale
La mort sécrète
Une ombre de
Voici les grandes villes
Les lumières infernales
Les clameurs de l’aube.
Déjà sur les macadam
Les automobiles à toute allure
Comme un grand fleuve
Roulent leur cohorte de chair.
Déjà
La poésie
De la vie, de la mort
De l’envie, du désespoir
De toi mon ami,
Quand tu traverses la vie
Bordée d’épines
A l’aube des grises journées
Juché sur l’immondice quotidienne
Des
Une jeune mariée vêtue de voile
Maculai son beau visage
De terre brunie du crépuscule.
A genoux
les doigts égarés
Dans sa blonde chevelure
Maudissait l’aube et les hommes.
Ses pleurs
Tu es beau…
Sur la chaise
L’œil noir ébène
Le sourire d’ange
Tu poses…
Pour le photographe
Pour son amour peut-être
L’arc de tes lèvres
Douces humides…
Le dessin de ton
Je t’aime
Homme épouvantail
A l’angle des rues
Mon ami à l’ombre rouge
Des bouches humides
Où es-tu ?
Dans quelle rue ?
Ton corps sublime
Le macadam,
Par tout temps
Ensemence
Le cimetière
Une plante à tes pieds ne pourrie pas
Mais donne à la terre son profond parfum
Aux morts de doux reflets dorés
Ni le vent ni le bruissement des feuilles
N’ont le charme de mille
Je suis vous et tellement moi
Et je vous aime, vous tous
Et tellement moi, je porte
Le chancre de vos églises
Le parfum de vos femmes
De vos hommes la joie d’être père
Enivré de vos
« Elle s\'est réfugiée dans la mort en fourrant sa tête dans un nœud coulant, comme on la cache sous un oreiller. » (Pasternak).
Marina Tsvetaeva
Marina, Marina, tes yeux
Garde les grands
Avril mai juin
De ma jeunesse
Renaissent
Les jeunes pousses
Un sang nouveau
Dans mon cœur
Echo des fraîches senteurs
Inonde
Ma chaude solitude.
A vrai dire je ne sais
Cœur et aménagement du territoire (fin)
Elle est morte la dame,
Exilée prés du tas d’ordure
Vielle seule et sale
Qu’une haie de buis
Cachait à tant d’âmes
Exilée prés du
Chemins rigides
Fuir sous quel paysage ?
Par quel faubourg ?
Égrener au passage
Des mots gourds
Transis de fiel
A jamais rassasié
D’images et de sel
Surprendre
Ecrire quelques mots…
Prendre une feuille
L’arracher l’extraire de son bloc
La soustraire , l’embellir
Comme une tumeur qui pourrit la vie
De ces mots qui vont si bien à
La solitude des hommes…
La solitude des hommes
Ce sont les larmes sans visages
Les images sans reflet
Des reflets aveugles
Ce sont les larmes éternelles
Qui
Les enfants…
Ils se sont posés les enfants,
Sur la terre, sous un fourré
A l’ombre de l’églantier,
Enivrés des vertes pâtures.
Le pâle soleil
Sur le visage,
Une goute de
Dans le jardin,
L’homme oublie la croix…
Elle se tient penchée vers la mer.
L’homme toujours contourne la croix,
Souvent regarde la mer…
Passe ainsi à côté de la croix,
Face à la
D’écrire quelques mots…
Une peinture sur un mur
Un morceau de couleur
Du trottoir s’élève
Une œuvre, un soupir,
Un espoir au bout des doigts
Image prise au temps
Qui sur le mur
Vieira Da Silva
Taches et couleur sur un mur
Ocre rouge jaune et vert
C’est du sang de la terre
C’est de l’âme qui ruisselle
Du graffite sur les murs
Parfois c’est du rire
Bien
Comme un automne…
La tristesse passe
Comme un automne
Sûre de son voyage
Parmi les hommes
Sous l’olivier tremblent
Et l’enfant et la mère
Car l’automne et la mort
Ont pour la vie
rêverie...
C’est un coin de terre
Où pour un temps
Les tourments s’apaisent
Pas loin, sur le rivage
Des chaloupes déhanchées
Invitent au voyage
Sous le regard d’une mère
L’enfant
Je foulais les nuages
Les cieux à hauteur des yeux
La main crispée
A fendre la pierre
Je traversais le pays
Sans douleur
Le chaos étranger
Je foulais les nuages
Je frémissais de
Cpam bonjour,
Je vous aime gars des macadams
qui croupissent sur les parkings,
vos yeux chiasseux
que rien ne leurre
je les aime et les bois
jusqu’à la lie,
comme la bouteille
entre vos