Si j\'étais la rondeur d\'autres rondeurs, jumelle,
Un nombril de femme où mes semblables égaux
En purs mâles épris d\'une même femelle
Féconderaient d\'un sexe un sexe de legos,
Je
... Et je suis le poisson seul au fond de son trou
Ne respirant pas trop, juste le nécessaire.
Tâtonnant son soi-même un boulon dans l\'écrou
Que l\'acharnement de la mémoire resserre...
Les
De l\'orge, du blé, de la tôle
Ondulée, des ciels cabossés...
Tombe l\'azur... Sur mon épaule
Sept corbeaux viennent se poser.
Dans la cabane aux sacs d\'embrouilles
Quelques moineaux se
Détestable : L\'image, imparfaite voisine
De corps anéantis, de sombres canots dans
Une mer adossée à cette chamoisine
Absorbant de ses plis l\'écume de nos dents.
Un tesson de bouteille est
Le coeur mauve, l\'âme glycine,
Les fers aux chevilles, voyez !
Son esprit de jais me dessine
Un cercueil de roseaux mouillés,
Un Bokassa sous Bécassine,
Un vert-de-gris sur bague, dans
Une
Lorsque bâille l\'azur aux aurores brûlantes
Et que l\'éveil des jours devient plus ennuyeux.
Dans la couche du soir quand mes caresses lentes
Sur elles glissent comme un automne pluvieux.
Je suis la parenthèse au maître mot : Broyage !
De quatre doigts coupés : Un adieu sur le Nil,
La sangle à votre main qui partez en voyage ;
Entendez-vous les chiens hurler dans le chenil !
Viens à mon secours ! Viens, m\'enlever la licence
M\'autorisant à boire autant dans ce bistrot.
L\'heure n\'étant hélas qu\'une réminiscence
Je ne vois plus d\'aurore à travers le
Racontez-moi la pluie un lundi de septembre.
Abrutis par l\'ivresse, abscons, raconte-nous
Les sueurs de l\'automne entrant dans notre chambre.
Par-dessus les gravats du garage
Toi, ma meilleure amie ! Attendais-je un miracle
Devant le papier gras quand la plume le racle.
Entre le débonnaire et le dernier salaud
Indécise, la Muse amorce son galop
Sur la vague du jour
Tu pleures. Je t\'écoute. Accrochée au portable
Ta voix endolorie étouffe son sanglot.
Le bruit de ta tristesse étant insupportable...
Dans tes larmes je suis un dérisoire îlot.
Ce temps de
Une épée au temps des croisades
Plantée dans un coeur d\'artichaut
Où marine sous des rasades
Et des rasades de vin chaud
Comme une noce purulente
Au pas du valet moribond
Dont la démarche
Entre la rose rouge et le noir des ébènes
Je suis l\'amère orange... Au vent des alizés,
Du haut des gratte-ciel aux vestiges d\'athènes :
Des éboulis de coeur et de rêves brisés.
Je suis
Couverture de glace, oreiller de rocaille !
Tombez flocons transis des nues que l\'on écaille
Pour colmater l\'empreinte enfouie dans le sol...
Tourne ma tête, tourne ainsi qu\'un tournesol
Tranquille. L\'écurie a des guides, des longes.
Dans la grange le foin du canton de Collonges.
Aux chemises l\'énigme, en selle le rébus
De l\'être paresseux où des chevaux fourbus
Se couchent
Sur le crayon pointu le galbe de ton sein
Glisse au bout de mes doigts et, comme l\'eau courante,
Ruisselante d\'amour l\'amertume Toussaint
Me recouvre le coeur d\'une rose mourante.
Je me lie
Hors de ta ville, comme une vieille monnaie
Tinte de son bronze au fond de l\'horodateur,
Les germes du hasard se couchent dans l\'ormaie
Et fécondent ma terre au ciel du prédateur.
Des pétales
A la borne du tour du monde
De la grand-roue, attachez-moi !
Que le ciel soit ce que Raymonde
Pour Raymond fut : Ammon, chez-moi !
Les toits sont blancs. Couve le givre.
Les loups ont faim. La