J’attache ma mémoire
Au paon d’aujourd’hui qui fait la belle roue.
La grande roue
Qui emplume de fleurs nouvelles la charrette,
Par deux bœufs, ébranlée.
Ils s’avancent jusqu’au… Puis ils
Entre l’ombre et le soleil
Les barreaux d’une cage
À l’ombre
Des figurines sataniques
Au soleil
Nous
Qui protège qui
De qui et de quoi
Seule
La main du sculpteur
De ses doigts et de
Un cheval se cabre.
Il est aussi noir que la teigne de son cavalier.
Plaqué contre le mur, je crains la méchanceté du cheval.
À tort.
Tout à l’heure, le cheval hennira,
Définissant ainsi
D’habitude pour me punir, l’instruite autoritaire m’ordonne de prendre la porte. La porte de l’entrée de la classe. Dans le couloir en face de la classe des grands.
Le maître des grands
Es una palanca
que saca de su bisagra la puerta de la felicidad,
por una desgracia
quien se beneficia del no lugar de una herida abierta
donde los ojos, llenos de amor,
entra para derramar
Quand j’aurai soixante ans, soixante pense-bêtes,
Autant de calepins pour ne rien oublier.
Je poserai ce jour comme une peau de bête.
De maintes mains sont là : poignantes. Vous priez !
Des
C’est un pied-de-biche
qui fait sortir de ses gonds la porte du bonheur,
pour un malheur
qui bénéficie du non-lieu d’une plaie ouverte
où des yeux, remplis d’amour,
entrent pour verser des
Si tu venais à disparaître
Dans un trou noir, par accident,
Avec des centaures sans tête
Et des licornes à six dents.
Si de ta nuit cauchemardesque
Tu couvrais mon corps ennemi
Devenu pour
Autrefois,
Avant de me coucher, je soulevais l’oreiller.
Souvent, je trouvais une araignée.
Je l’écrasais.
Toujours.
Après je rentrais dans le lit. Je m’endormais
tranquille, sans peur
Un village : Pancar.
Un pays : l’Espagne.
Un enfant.
Son âge : trois ans.
Son nom : moi.
Une femme.
J’entends une dispute.
Je vois une équerre de maisons, une place,
un corps qui
À tous ceux qui ont du mal à rentrer dans la peau
d’un bonhomme de neige et qui,
amoureusement enlacés
rentrent sans peine dans un tube d’été.
À tous ceux qui soignent leur rhume en hiver,
avec
Où vas-tu ? Se demande un semblant de réponse.
Le silence faux aigle à l'envol aérien,
Lui qui bordant la bouche empêtrée dans les ronces
Grêle des ciels où toi de moi ne connais rien.
Et la
Voici sur un lopin de terre
Une tête qui ne dit mot
Puisque les mots font une paire
Sur un monticule de maux.
Comme une bougie dans un crâne
Dépouillé de son contenu
Roulant le long d'un
Me levanto y vuelvo
Las mantas junto con usted
Por tener siempre un poco de vergüenza
Esa es mi culpa que usted hace coger un resfriado
Me visto y miro
Sus cabellos color miel
Abro la
El fuego que quema
En el salón
Colorea jersey
De su cuerpo rubio
De su sillón
No ve que
Lo acojo
Entre mis brazos
Sus ojos se vuelven
Ella cruzan los dedos
Y doy la vuelta
En el
NOCHES EN BLANCO EN MONTENEGRO
En el mármol cavan el closque para la ágata el esperado agujero cuando la noche cae como cuando la nuez se traslada de la cáscara. Por mil de dos noches,
Je suis une voiture écrasée, pauvre masse,
Par la coque rouillée d'un horrible cargo.
Tombeau de pacotille et reine des limaces
Poussent dans mes lauriers des cornes d'escargots.
Imaginez alors
Le feu qui brûle
Dans le salon
Colore le pull
De son corps blond
De son fauteuil
Elle ne voit pas
Que je l'accueille
Entre mes bras
Ses yeux se tournent
Elle croise les doigts
Et je
Elle disait faut pas pleurer
La vie ne dure qu'un temps
Aussi courte que l'été
Longue comme un printemps
Elle disait faut pas chercher
À retenir l'amour
Inutile d'insister
S'il délaisse tes
Six chandelles brûlées, quatre tranquillisants,
Une paire de yeux s'endorment en lisant
Les ombres du plafond avançant vers l'aurore
Où je la vois lorsqu'elle était petite encore.
Petite comme un
Savourez un croissant de lune,
Deux verres de gnôle de riz,
Trois boit-sans-soif piqués de plumes :
Soleil à Montfort l'Amaury.
La purulence de la gale
D'une main charbon salit la
Rose qui
Une Aventure Humaine
Entre Toul et Nancy près d'une borne orange
Je m'arrête sur la bande d'arrêt d'urgence.
Un babil intérieur me rassure avec tact
Lorsque d'un quart de tour je coupe le
Couvertes de mousse des bois les ruses de trois mousquetaires
Ecorchent en un coeur aimant mes défenses immunitaires.
Tyrans automnes étirant leurs couvertures sous les noix
Juxtaposent ma rat
Vieille blessure de jouvence
Si ta fontaine est un veto
Alors, funambule j'avance
Sur les mâchoires de l'étau.
Chassé du présent qui m'éreinte,
Par les sales temps emporté
Mon être sans