Pessah et Ramadan à Jérusalem, 1994
de Naim Araidi(2005)
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A nouveau, on dispute l\'héritage des pères.
Je ne pouvais pas dire de Jérusalem-Ouest: toute à moi.
Pas plus que de Jérusalem-Est: toute à moi.
Et il n\'y en avait pas d\'autre entre les deux.
La pierre jetée par un enfant arabe
sur un soldat juif,
c\'est elle le brandon de la discorde.
D\'ici quelques années
un enfant juif
la trouvera sans qu\'on l\'ait retournée,
il la brandira
et la jettera sur un soldat arabe.
L\'un dira: toute à moi
et l\'autre dira: toute à moi
et à nouveau, la discorde.
Cette année, c\'est la fête de Pessah
et pas Yom Kippour
qui tombe avec celle du Ramadan.
Depuis, bon nombre de Juifs et d\'Arabes
traversent le désert
dans des cars de touristes.
Bien des années passeront avant qu\'à nouveau
ces deux fêtes se croisent
sur cette même voie à sens unique
qui vient de directions opposées.
Entretemps, je vois de nouveaux panneaux
sur ma route vers Jérusalem:
redoublez d\'attention pour éviter les accidents.
Et d\'ici là,
tracer cette route
dans les deux sens.
Il y a encore bien des fentes
entre les pierres du Kotel
et on y enfoncera nos supplications.
Un enfant arabe
et un soldat juif
échangeront leurs supplications et diront:
ni vu, ni connu.
Traduit par Yaël Armanet-Czernobroda
Despre aceasta lucrare
- Autor
- Naim Araidi
- Tip
- Poezie
- An
- 2005
- Cuvinte
- 212
- Citire
- 2 min
- Versuri
- 39
- Actualizat
Cum sa citezi
Naim Araidi. “Pessah et Ramadan à Jérusalem, 1994.” Clasici, Poezie.ro, https://poezie.ro/clasici/naim-araidi/poezie/pessah-et-ramadan-a-jerusalem-1994Intrebari frecvente
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