Sari la conținutul principal
Poezie.ro
Poezie

La révolte absurde

2 min lectură·
Mediu
Je me révolte, donc nous sommes.
(Albert Camus)
Du haut de la montagne, le vieux Sisyphe,
Suit de ses yeux pensifs,
Sa malédiction rouler bruyamment.
Il est tant de mépris sublime dans son regard….
“Va-t-en, maudit”, dit-il au rocher,
Respirant ( la combienne fois?) avec soulagement.
Il se tient là-haut, pétrifié dans ses pensées.
Il est devenu lui-même un magnifique et absurde rocher.
Son épaule droite et ses paumes se sont durcies.
Aujourd’hui, son rocher lui a semblé plus lourd à porter,
Il a eu du mal à le déplacer et trois fois il a trébuché.
Par bonheur, une biche qu’il a apprivoisée,
Lui a léché délicatement les gouttes de sueur
Qui ruisselaient le long de son visage…..
En ce moment, il se sent libre, libre à penser à son destin.
Depuis qu’il a gagné la liberté de la parole,
Il a son franc parler, il dit aux dieux ses quatre vérités.
Sans les épargner et sans ménagement.
Il s’en prend à tous et passe au savon tout l’Olympe.
( Il a une dent surtout contre Zeus qu’il insulte grossièrement).
“Toi, vieux débauché, tu as transformé l’Olympe
en une sale maison de tolérance.
Toutes les déesses, ayant Aphrodite en tête
sont devenues hétaïres de luxe et vendent leurs charmes à tous.
Et toi, vieille salope, s’adresse-t-il à Héra,
Tu n’es même pas capable de satisfaire ton mari,
Le tourmantant de ta jalousie.”
Ni le vieux Destin n’échappe à la mauvaise langue de Sisyphe.
“Et toi, méchant Aveugle, vieilli par ta cruauté,
Si tu tiens la main levée à compter les étoiles,
Te crois-tu maître de mon sort?
Voilà ce que je fais sur toi!
(Dans un geste de révolte suprême,
Sisyphe se soulage du haut de la montagne,
Puis, d’un pas léger, il se met à descendre la pente escarpée.
Il vient d’apprendre que Prométhée a été délivré de son rocher
Et qu’il a rassemblé une nombreuse armée de révoltés contre les dieux.
Le grand moment approche vertigineusement.
Hier, il s’est assoupi un peu, après avoir monté son rocher
Et il a fait un rêve très bizarre.
Dans son rêve, le rocher qu’il portait ressemblait à une croix.
Sisyphe jette encore un regard de défi vers les hauteurs.
Un bref éclair traverse l’air, suivi par un puissant tonnerre.
Sisyphe s’écroule, le front collé à la terre, se signant effrayé.
le 5 juillet 2008 11. oo a.m.
002.313
0

Despre aceasta lucrare

Tip
Poezie
Cuvinte
396
Citire
2 min
Versuri
47
Actualizat

Cum sa citezi

Virginia Popescu. “La révolte absurde.” Atelier, Poezie.ro, https://poezie.ro/atelier/virginia-popescu/poezie/1791131/la-revolte-absurde

Comentarii (0)

Autentifica-te pentru a lasa un comentariu.