Poezie
Caracola
à G.N.
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Tu avais écris qu’un jour nous irions marcher au bord du sable
pour oublier l’existence des rues.
Les maisons seraient pour toi de grands nuages bleus,
perdus au fond des souvenirs.
Tu avais les yeux ouverts au moment où la foudre
détruisait sauvagement les toits luisants
des maisons en brique.
Tu avais écris que les arbres sentiraient la terre humide
et que les sentiers descendraient un jour jusqu’à
la paume
de ta main.
Tu avais écris que rien,
ni les visages,
ne pourraient ressembler au bourdonnement d’une tenaille.
Tu avais écris beaucoup de choses, un jour,
mais de ce jour-là nous n’ avons plus de souvenirs.
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