Poezie
Le marié
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Minuit, je dormais, au fond de moi veillait
Le cœur plein d’amour, comme si c’était le jour ;
Parut le jour, c’était la nuit pour moi,
Que m’est le jour, tant qu’il puisse apporter.
Elle n’était pas là ; mon labeur incessant
Pour elle seule je le soutins parmi l’ardeur
De l’heure brûlante, quelle vie renouvelée
Dans la froideur du soir ! Ce fut fécond, et bon.
Le soleil se coucha ; main dans la main l’un à l’autre engagés,
Nous saluâmes son dernier regard, bénédiction dernière,
Et les yeux dirent, clairement dirigés dans les yeux :
De l’orient, espère, espère, il reviendra.
Minuit ! L’éclat des étoiles conduit
En un doux rêve au seuil où elle repose.
Ô qu’il me soit donné de reposer moi aussi en ce lieu.
Quelle que soit la vie, vivre est bon."
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Despre aceasta lucrare
- Tip
- Poezie
- Cuvinte
- 138
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- 1 min
- Versuri
- 16
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Cum sa citezi
Johann Wolfgang Goethe. “Le marié.” Atelier, Poezie.ro, https://poezie.ro/atelier/johann-wolfgang-goethe/poezie/14142885/le-marieComentarii (0)
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