c’est si bon auprès de toi
que je sens ta gravitation
c’est si bon dans ta pensée
que je hume ta respiration
c’est si bon
même ici, loin de toi
quand tu me manques
j’ouvre largement la
sur ce sable
qui a l’odeur
de tes seins
l’amour
a vécu l’éternité
l’instant ailé
s’envole
et s’assied
sur ton regard
on joue
à Colin-Maillard
avec nos rêves
on danse
on se
le serpent
de
la
vie
glisse
perfidement
sur
un
plan
incliné
banalement
attiré
par
la gravitation
du
pêché
déchiré
par
des
illusions
et
par
le temps
dérapé
je touche doucement
l’air de ta robe pendant
que je danse
avec le rêve
mon œil
caresse tes jambes
et l’ombre de tes pas
alors on danse
avec l’espoir
miroir du miroir
je danse
avec ton
La crise mondiale des sentiments
a fait sauter mon investissement
dans la construction
de l\'amour immobilier.
Je ne me permets plus
de te perdre.
Les banques refusent
un accord de crédit
La femme n’écrit pas de poèmes
C’est elle qui en est la Source
La femme ne chante pas
C’est elle la Chanson
La femme ne danse pas
C’est elle la Danse
La femme n’est pas l’artiste
C’est
j’ai oublié d’oublier
ma mémoire s’est cachée
dans mon cœur
et j’habite
clandestinement
dans ton regard
chaque seconde
porte ton nom
irrémédiablement
malade de toi
j’ai oublié de
quand je te regarde
j’ai l’impression
que le ciel s’est fondu
et un déluge d’azur
s’abatte sur la terre
noyant mon âme
quand tu me souris
j’ai l’impression
qu’on a ouvert
la paupière du
tu es l’encre de mes vers
et le regard de la mer
où je plonge en souriant
tu es mon ciel géant
bleu et c’est si chouette
que je vole à l’aveuglette
le labyrinthe du bonheur
et le chemin de
la vie glisse lentement
sur la surface polie par le temps
les feuilles de feu, de ciel et de lune
tombent et couvrent la terre
d’un tapis de souvenirs
deux yeux verts
une ombre cachée
un
pour arriver à toi,
mon amour de toujours,
j’ai déchiré en rêve la lumière
j’ai contracté l‘espace
J’ai arraché à l’amour l’instant
et au temps ses ailes
j’ai fortement saisi
le
…bénéfiques,
signes parfaits
ce que je peux
ce que je fais
ce que je pense
qu’ils figureraient
que tu figurerais…
Signes de maintenant
signes d’antan
signes d’offrande
sans que tu
tu es entrée
supersoniquement
dans ma vie
comme le soleil
apparaît
après la pluie
je crains de te perdre
c’est pourquoi
je m’accroche
à chaque instant
où tu es présente
je m’en réjouis
à cause de Sa solitude
Dieu s’est multiplié
mais c’était Lui - Même
alors Il s’est fractionné
inégalement
en deux par deux
quand Il voulait
Se revoir
Il se mettait à se chercher
dans
Je demeure près de toi nuit et jour
Dans ce rêve de la vie éternelle
C’est à moi, c’est à toi, mon amour
De rendre le bonheur immortel.
Je souris, tu souris, un sourire du hasard
Mon regard,
la chaleur a séché en moi
les mots déjà salés par la mer
toi, tu les as pelés comme on pèle
les noisettes
et tu les as mangés avec gourmandise
phrase à phrase
mon corps n’arrive pas à
je songe et je plonge
dans le temps irréel
loin de moi tu t’habilles
en immatériel
je ne cherche plus
le temps perdu
gagné ou vécu
je cherche seulement
de revivre l’instant
d’amour
le miroir de notre amour s’est cassé
en milliers de débris
et ton visage m’apparaît
en chaque moment
en chaque tesson
en chaque lieu
j’essaie en vain de ramasser
grain à grain
regard à
nos âmes se sont gordienement liées
d’un sacré nœud
sans que la mort ni le sabre du temps
ne puissent pas le trancher
deux corps amalgamés
toi et moi
chacun sans la certitude
de sa propre