je suis le poème amoureux
un pauvre artiste réincarné dans ses mots
en me lisant
on fait l'amour
tu viens de caresser
lentement
un à un mes mots
maintenant tu as touché
mon verbe avec ton
tu me manques
même si je ne sais pas où tu es
il me manque le sommet d’une vie ferme
le plus fort que possible
ma vraie puissance
le jour où tu reviendras
sera le dernier ou le premier
il me
j’avais l’habitude de monter
marche à marche
l’escalier des âmes
des femmes
rien ne vaut
que la vibration des cœurs
quand je monte
je descends
ou je meurs
un jour tu verras
tu sentiras la
Amour illusoire
pour mieux te savourer au dîner
je t'ai arrosée
avec des nano-métaphores intelligentes
ensuite je t’ai sirotée comme un vin vieilli
pour m’enivrer j’ai corrompu mes papilles
en moi il y a une ville
avec des bâtiments et des rues somnambules
à l’air vicié de désir
tout sale de ce monde
à partir de l'aorte jusqu'à l'artère carotide
je garde l'amour
voici le dernier poème pour toi
je l'ai tissé de tout ce qui est resté
de notre amour
les trous sont les déceptions
je n'ai pas réussi à enlever les taches de la douleur
ne sois pas
l’artiste ne meurt pas
il a la larme divine dans son cœur
comme un enfant
il imite souvent son maître
quand il pleure
les fleurs pleurent aussi
quand il rit
le jour rit aux éclats
et
la solitude est une aimable dame
un jour elle m'a appelé
et m’a dit
ne pleure pas
je suis avec toi pour toujours
mais tu ne l'as pas remarqué
j'étais la sage-femme à ta naissance
pendant
Ma fille, ma fille,
Ton âme brille
Dans sa splendeur,
Comme une fleur
De camomille.
Ma vie s’en va,
De ça, de là ;
En chaque moment,
Le cœur battant,
Je pense à toi.
Ma fille, ma
le bonheur n'a pas de nom
on ne peut pas l’appeler
il vient sans être invité
et s’en va sans avertissement
il se cache et se faufile à travers des illusions
parfois il se cache si bien
que nous
je ne veux plus entrer dans une nouvelle année sans toi
les matinées sont rudes et le pain est sans nom
l'ombre m'a quitté
elle s’est enfuie après ton ombre
et m’a laissé entouré de lumière
que
j’ai écrit avec mon corps ce poème
un jour j'ai ouvert les yeux
et j'ai essayé d'écrire la lumière
je t’ai offert des images d’ailleurs
quand j'ai écrit avec mes bras
j'ai senti la joie de la
Une femme aveugle s’admire dans le miroir.
Oh, qu’elle est belle, qu’elle est belle ce soir !
« Petit miroir, petit miroir rond,
quelle est la plus belle du monde ? »
« Aveugle femme, vous
ce poème n'a pas de bras
il glisse à travers les pensées
ne te cache pas derrière les vitraux
la pomme est mûre
les deux côtés
on ne sais plus quelle est la moitié empoisonnée
ce poème n'a
quand tu n’es pas à moi,
la mer n’est qu’un seul bassin d’eau,
sur le plafond du ciel
les étoiles brillent comme des spots lumineux
et la lune apparaît comme un citron en plastique,
le vent
on vit nos solitudes
dans des vies parallèles
comme un bon sommeil
à l'ombre de l’amour
on vit le bonheur
dans des courts-circuits
comme un feu d'artifice
dans les cieux réunis
et
l’hiver arrive parfois
même en plein été
il serpente
dans le froid déjà installé
entre nous
en vain j’essaie de te réchauffer
l’hiver s’est déposé comme
un givre d’été
sur le sable
tu as pensé que tu brillerais
comme après une bonne douche
que mes caresses s'écouleraient
avec de l'eau chaude et agréable
que mes baisers se dissoudraient en un instant
avec ton rouge à
j’entends les statues grandir
un grincement tellurique descend des cieux
la montagne de la colère s’est cassée
et les rocs de la haine roulent ver la mer
j’entends la marche des
Les poèmes naissent comme les gens
ils cherchent leurs âmes jumelles
et comme dans ce monde
tout est inégalement fragmenté
ils risquent pour toujours
de chanter leur solitude
cette
assoiffé de toi
j’ai trempé mes lèvres
dans ton sourire
et … Eureka
j’ai découvert la loi
mon âme plongée
dans ton âme
est dirigée
du bas vers le haut
d’une force
égale au poids
du
de quelque part
j’entends encore
l’écho de tes pas
qui s’éloignent
je ne vois plus
je n’entends plus
les feuilles qui tombent
de quelque part
l’ombre du destin
s’allonge comme un chat
sur
tu as pénétré
dans mon temps
si profondément
qu’un seul jour
de ton absence
creuse en moi
une faille
quand tu reviens
tu me couvres
d’un tzunami
de bonheur
tu as joué
avec l’anneau
que je t’ai offert un jour
et mon cœur
est devenu grenade
qui a explosé d’amour
blessé à mort
un à un je sors
les éclats
de mon corps
le sang s’écoule
de