Poezie
L\'attrait d\'un vertige
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Je penserais plutôt à l\'aube,
à la fragmentation horizontale
des terreurs nocturnes.
Dans l\'embrasure du jour,
l\'émotion emmaillotée
y poursuivrait ses rituels gordiens,
et le corps se maintiendrait,
comme toujours vulnérable,
dans l\'aplomb de ses sangles.
Pourquoi me pousser vers le dire,
vers ces suintements au passif
qui, sans autre mémoire,
s\'épandent volontiers dans l\'oubli ?
Le vide est abyssal en ce cloaque,
lorsque s\'assèchent les écluses.
Pourtant, au seuil du précipice,
la corde est absente de l\'anecdote,
et les grandes orgues s\'ébranlent.
D\'où l\'attrait d\'un vertige
dont rien ne pourrait plus enrayer
la gravité illusoire.
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