Crevez les cieux d’intrépides éclairs ! Futile.
La coupe est pleine et puisque jamais l’on ne s’aime
Allons nous promener sous la croupe des bois,
Entrechoquer nos êtres, enlacer nos
Soit disant c’est le soir que susurrent les voix,
Quand les flammes sont noires, que le silence est roi.
Soit disant elles me parlent d’amours hydrauliques,
De festins oxydés, de libations
Sa fleur épiphanique et ses dessous poivrés
Chahutèrent mes sens en scellant ce traité
Qui fit de moi son dieu, précurseur opprimé,
Prophète à l’éternel d’un parfum prohibé.
L’outre est pleine
La Terre est une mère attendrie par ses fils.
Elle souffre le martyre et pourtant elle esquisse
Au matin son sourire de couleurs criardes.
Elle nous pardonne encore nos offenses
Un chapeau cabossé par sa vie vagabonde
Posé sur un sourcil touffu, défi au monde
Qu’il a dû rejeter, un matin de printemps.
Il flingue depuis lors, sur les routes, le temps.
Rescapé d’un
Le poison dont s’imprègnent tes mots aiguisés
Fait grimper mon désir jusqu’à la panacée.
Je méprise le monde, moi-même y compris.
Je me méfie des gens qui ont foi en la vie.
Chagrin et
Fourberie d’un instant,
L’effrontée se parfume,
Puis gracieusement,
S’évanouit dans la brume.
Elle offrit un printemps
A ses vertes prunelles,
Le sortit du tourment
Par l’amour
Les frontières immondes ont été abolies.
C’est la main dans la main qu’on affronte l’ennui.
Il ne cesse d’avoir, au gré de ses pensées,
L’impression d’être un satyre au pays des fées.
Son regard
Je me promène dans ce monde, mais je n’ai rien à y faire. Il est fait pour les battants, ceux qui en veulent. Je suis anesthésié, glissant vers la folie, sombrant dans le dégoût. Aucun pouce opportun
Qu\'on change d’univers, les portes sont ouvertes,
Au creux de ton désir s’est infectée la perte.
Sous des airs de lacune, aux aigles saisissants,
La gueule ouverte, on danse en espérant
Le soleil s\'est levé sur un monde endormi.
Dans la brume éthérée quelques ombres qui fuient,
Des ouvriers hagards s\'éparpillent sous la pluie.
La ville se réveille de son insomnie.
Sur les
Le petit jour se lève, au gré de cette ondée.
La nuit, dans son émoi, se presse d’amasser
En blanches mousselines, ses voiles égarées.
Elle fuit vers le néant, et d’autres voies lactées.
Ces
Dans le lent défilé des heures se promènent
Quelques corbillards verts, dérivant dans la plaine.
Et laissant le courroux prendre part à la fête,
Treize corbeaux braillards ont chanté la
En odeur de sainteté, mais prisonnier du vice. Rongé par les remords, déçu par les auspices. Les vapeurs éthérées ont embourbé mes sens, me voilà sacrifié sur l’autel de la transe. Dévoré par les
Les oracles sont pâles, au lever du soleil,
Leurs visions sont des fresques où le ciel est vermeil,
Dans la danse des astres, la jungle des nuages,
Quelques soupirs en transe effacent
Persévérons vers l’arc-en-ciel, mes frères et sœurs ! La fin n’est, au bout du chemin, qu’un gouffre saisissant, une gueule béante ! La mort est au tournant, et son sourire fané. Ne traînez pas les
Mon cœur s’est abrité, par une pluie d’étoiles,
Sous le chapeau luisant d’un champignon véreux.
Les éclats menaçants perçaient le léger voile
Qu’avait laissé la nuit en désertant les cieux.
Mon
Ils ont affronté l’Inconnu à dos de mule,
Les uns se sont perdus, les autres affabulent,
Essorés par les fièvres, ballonnés de soupirs,
Ils ont trouvé la voie sans pouvoir la choisir.
Chamanes
On a défié le temps sur l\'océan des vices,
Nagé contre-courant dans des eaux de délice.
Quand la nuit s\'est bordée de cotonneux nuages,
Il s\'est mis à couler le sang mêlé des sages.
J\'ai pris
Il est une soif qui est sacrée
Qui donne a tout l’envie d’aimer.
Et ce n’est pas une ineptie
Que de vouloir en boire le fruit
Aux astres délicieux, la goutte colorée,
Au goût d’âme curieux des
Allez prêcher sans cesse aux plus errants des siens
La beauté de ces viols dont on dit qu’ils sont saints !
Très de corps et d’esprit, au devant des anciens,
Au reflet des caresses, à l\'ivresse
La lune s\'effondra un matin de printemps. L\'air était tiède. Tout ce que j\'ai touché ce soir-là était froid.
L\'hiver s\'est suicidé, dans les bras oubliés de l\'amère solitude, dans la honte et
Perdu par les sentiers glaiseux,
Cottoyé les deux hémisphères,
Ma blanche âme a trempé dans l\'ombre et la lumière.
J\'ai vu finir les occidents, dans un coucher de lune,
Les mondes, les océans,
La foule évanouie.
Au loin les artifices
Eclosent dans la nuit
Les chagrins du solstice.
Dans les regards humides un reflet d\'incendie
Fait danser les iris, bercés par la folie.
Le ciel a