Poezie
La crue
Message urbain
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Le soleil s\'est levé sur un monde endormi.
Dans la brume éthérée quelques ombres qui fuient,
Des ouvriers hagards s\'éparpillent sous la pluie.
La ville se réveille de son insomnie.
Sur les pas incertains des cireurs de savates,
Il existe un refrain que chacun se répète,
Pour combler leur ennui, leur quotidien spartiate,
Ils poussent un long cri qui se perd dans nos têtes.
Dans ce gourbi urbain se promène un étrange
Inconnu de l\'esthète, disciple qui dérange.
Évadé en ces lieux de misère impartiale,
Il évite en serpent le sifflement des balles.
Courez vers l\'horizon, sans cet air de dédain
Qui nous plisse le front, étouffe notre entrain;
Sans ce profond dégoût qui imbibe l\'humain,
Ne restez dans ce trou que le temps du chagrin.
L\'étoile est sacrifiée sur l\'autel de l\'espoir,
Un bain de sang vermeil, un déluge à ne voir
Qu\'en cas de syphilis ou d\'orgueil incongru.
Les vaniteux sont mort dans les flots de la crue.
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Despre aceasta lucrare
- Autor
- Charles Guillet
- Tip
- Poezie
- Cuvinte
- 160
- Citire
- 1 min
- Versuri
- 20
- Actualizat
Cum sa citezi
Charles Guillet. “La crue.” Atelier, Poezie.ro, https://poezie.ro/atelier/charles-guillet-0022805/poezie/1808280/la-crueComentarii (1)
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