Là où est ma maison inachevée,
Sur d’étroits degrés en boucaro,
La pluie déplore, en épis formée,
La douleur amassée des bandeaux ;
Il s’enveloppe d’un bien froid manteau
Un apporteur de dot
Les mêmes chemins battus, mais inconnus
Mes pas s’y fatiguent trop sur le tard...
Qui m’attend donc au moment où, perdues,
Mes traces dans la déroute, je déclare ?
En pendule qui marque les
En bas du carrefour, à deux doigts de la fin,
Ce qui me tient en vie, me secoue d’entrain.
Le dor est suspendu comme une feuille bouffonne,
L’amour vous rejoint, l’amour vous
On ne sut,
ni toi,
ni d’autres - en leur temps, certainement, aussi –
que si vert est bien vert
c’est qu’il doit en être ainsi !
On vit dans la lumière blanche
cette couleur
C’est mourir un peu de vivre l’instant
Depuis le jour où nous sommes nés :
En tant que don gratifié vivement,
Sur un autel par tous ignoré.
On vibre, comme souffrant de maux célestes,
Des
Entrez dans l’espace qui va se dilater,
sur un couloir profond, mais qui dévie
dans un escalier parmi rêves spiralé,
où nous autres on tournoie à l’infini,
on se confesse – on ne peut plus
Gravir, c’est pénible, car perdu le sentier.
Je ne saurais relier de rares instants,
Jeter un pont vers l’idéal, de gourmands,
Alors que le temps ne se laisse pas piller ?
Tout n’est que
A la frontière de tous les rêves,
où personne n’incarne Crésus,
les paroles – non écrites, sans trêve :
tu écoutes, je fais chorus.
L’innocence – qui différencie
la vérité du mensonge –
Me voilà éveillé
crois-tu que je dorme
le tic-tac
me ponctue, uniforme
D’une pensée l’autre
je les dédouane
et les dévêts
tu penses que je dors
et te tais
et me tais
Je déboucle sur
Parmi les saules, le vent se tourmente,
Arrangeant son vêtement à l’infini,
Pareillement à la fille qui, penchante,
De sa batte, bat le linge à l’envi.
Dépossédé de tout, il fléchit
Et bute
Je m’arrache au sommeil comme si j’avais peur,
Comme si j’enlevais une partie au tout.
Je n’arrête pas la route à suivre, quel leurre,
Tout juste, je traverse les douanes, de bout en bout.
Je
C’est le silence – mais un silence précaire.
Et comme si déchaînée de son sursis,
L’éternité sévit dehors dans l’air...
Fenêtres ouvertes elle en éclaircit.
De l’ordre – un Ordre dans les
Je me retournais dans le monde sidéral,
Sur le lit ancestral de moribond,
Comme dans un sortilège noir et colossal,
Bizarre, en proie à un rêve bien profond.
Je regardais d’en haut le
J’étais là-bas et j’étais loin pourtant,
Quand en crissant la vieille porte s’est fermée
Sur cette éternité nous séparant
Depuis que nous n’avons plus rien rêvé.
Tes paroles, elles me résonnent
yeux affamés
aux aguets
cherchent à voir
ce que l’au-delà est
des ombres
d’ombres écrabouillées
dans un rengorgement
de la Voie Lactée
des rives ébréchées
se chevauchant
à même
Chaque fois lorsque tu doutes de toi-même
Le bitume de la ville, tu le comptes au pas,
Tu mets des grilles aux fenêtres de l’âme ...
Ton ouragan intime un autre secouera,
Outrepassant les
Les rideaux de la nuit tombent tout illusoires ;
Des ombres-épaves se cramponnent aux rochers.
Des vents solaires fouettent l’aube prête à s’accroire…
On monte à grand-peine. A quatre pattes,
Les Amours
Amours venus,
Amours passés …
Où les donner
Où les quêter ?
Ardeurs secrètes
Cruelle tourmente -
Qui puisse les voir,
Qui les entende ?
Rêves d’antan,
Miroir en miroir
Je m’y connais, tu vois, ça te sidère :
Ton chemin est bien long, dur et désert.
Autant que cela ne dépasse pas le lot,
Dans l’océan, tous les jours, d’une goutte d’eau...
Aussi dur que, tout
Je suis ton ombre... et t’accompagne dispos
Depuis que la lumière t’a baignée d’abord,
Avec la même certitude précaire, à tort,
De saut entre « maintenant » et « à bientôt ».
Je suis ton
Son souffle dans ma nuque. La pensée se replie
Par trop soucieuse de ne tomber elle malade
Sous les bâches du doute de ne rester en rade
Trop tôt en proie aux passions qui, à l’envi...
Son
Pour qui ai-je voulu écrire des poèmes ?
Pour quel cœur ai-je cherché des réponses
Et qui y craint et en devient blême
Ma pensée qui me consume, absconse ?
Aux confins mêmes de cet âge de la