Au trou perdu où je bivouaque,
Pas de vague qui ose mettre en éclats
Le silence dominant les mâts,
Le signe caché par le zodiac.
Traînées sur le côté, battues,
Les pensées s’écroulent, sans
Forêts brumeuses parsèment sans cesse mes chemins
Comme pour amasser, sur leur sein flétri,
La poussière dont le temps compose mon déclin
Pour que je reste dans mon repaire d’oubli.
Seul à seul
Tant de rivières coulent et ne reviennent plus
Pour voir du cœur du mont toute la sueur bue,
En couvant à l’intérieur d’une secrète crise
Comme lors du frémissement de la première grosse bise ;
« Lorsqu’on veut échapper au glaive de l’oubli,
Il suffit de lire le rêve qu’on fit hier soir... »
Adrian Munteanu
Dans mon monde de rêves je suis enveloppé,
Tel
Il tombe sur les touches des notes éparpillées –
Egarements faufilés dans le mot,
A mon réveil, la lumière vient me saluer,
Mais suis comme emportés par vents et eaux.
Une sorte de ballet
Il faudrait que je parte ; une heure retentit,
Il est trop tard pour que cela me conforte.
Son appel me séduit, m’attire en cohortes ;
Et ton appel secrètement, m’anéantit.
Tu joues avec
L’envie me prend de tenter une évasion
à travers les blanches neiges de l’extérieur,
y courir – unique chimère et illusion,
écumes sur un tangage générateur.
Je ressens, tiens, le besoin d’une
Il faisait beau comme au milieu d’un été
Rejetant son voile ténébreux, de noirceur
Crépusculaire, en présageant d’une soirée
Toute plongée dans des ondoiements de fraîcheur.
Tu passais, aux
Me bat les tempes, lourdaud et bien froid,
Le tic-tac du temps – montre cosmique...
Est-ce que l’instant passe à travers moi ? Pourquoi ?
A qui suis-je encore redevable ? C’est le hic
J’emprunte le chemin vespéral
Pour conter à la tribu.
Je le monte, le chemin dévale...
Toi, mon enfant, qui es-tu ?
Surpris par l’orage, à l’étroit,
La réflexion cherche son dû ;
Il fait
La même époque, la même durée
Me perd, je ne saurais le dire,
Parmi la couronne défeuillée
Que je ne pourrais guère réunir.
Tant que le temps raté en vain
- Par candeur ou assiduité -
Efface
Le passé – de vagues insinuations de faits
Inconséquemment tracés sur le papier,
Par une main qui avait cru qu’elle écrivit
En plein jour, pour les effacer dans la nuit –
Est juste un
J’amasse mes paroles sous la nocturne paupière –
Qui sait, une bavette afin de tailler.
Mais voilà qu’entre mes paroles, frémit la terre
Pour que j’ignore ce qu’il m’en est resté.
Je fais du
Je ramasse des tessons pour compléter
L’image encline à la décomposition
Des préceptes remis par l’ancienne dimension ;
Le miroir, porte vers le singulier.
Ombres recourbées – fruits par le
Peiné, hanté, j’emprunte le soir de la vie
Sur des chemins que j’ai longtemps valetés.
Comme d’un rêve autrement occulte, délivré –
Les méchantes fées m’invitent aux rondes, à l’envi
Et
Depuis profondeurs – sur des eaux dispersées
En quête d’un gué pour franchir d’autres frontières –
Dirigé par un sentiment primaire,
Je monte les marches de la question ignorée.
Qui frappe aux
Ma pensée vogue comme entre éternités d’eau :
Au-dessus de moi, le ciel vide et le serment
De ne pas permettre que désert souffle le vent
Parmi notre rêve prêt à commencer bientôt.
En bas, des
Me hantent, vrai fléau qui sévit, les vents du soir...
A un monde entre-ouvert je me confonds.
Comme en errance dans le vide furibond,
L’instant solitaire me finasse, illusoire.
Plus je
Comme le cadenas qui s’entête et ne s’ouvre plus
quand ça urge et qu’on l’affronte l’air fébrile,
je te serrais sur mon sein comme une statue
laquelle se consumait dans mon sens
Le coeur fait : Dis-lui, sans rancune,
Ne la laisse pas crépusculaire,
Vague d’écume sur la crête des dunes –
Eparpillement solitaire,
Ombre entraînée par la lumière,
Coupe non encore bue, qui
Quel secret es-tu, car pour la première fois
Tous les chérubins dans mon âme autel,
Chantèrent et ouvrirent les paradis en moi ?...
Tu ne me fis don d’un geste, d’un rappel !...
Quel rêve
Quand je t’ai vue, montais échelles en spirale
En t’y agrippant des deux mains, dure épreuve.
Certain vent soufflait en alternances triviales,
En rendant mon ancienne pestilence, toute
Tous mes voyages sont un vrai remue-ménage,
Une sorte de feuillettement à rebours
Du livre, où subrepticement se noue l’image
D’angoisse des sentiments qui nous parcourent
Pour moi, les eaux