August
August Confruntări de piersică și zahăr, și soarele înlăuntru serii ca sâmburele-n fruct. Știuletele păstrează intact surâsul lui galben și
Agava
Caracatiță pietrificată. Pui chingi cenușii pe pântecul munților și uimitoare movile defileelor. Caracatiță
Dans
În grădina Petenerei
În bezna grădinii șase țigănci îmbrăcate în alb dansează. În bezna grădinii, încoronate cu trandafiri de hârtie și pătrunjel. În
După ce a trecut
Copiii privesc un punct depărtat. Se sting lumânările. Fetele oarbe se roagă lunii și-n văzduh se înalță spirale de
Texte în alte limbi:
Coquillage
À Natalita Jimenez On m’a offert un coquillage. Il y chante une mer de mappemonde et l’eau emplit mon cœur avec ses petits poissons d’ombre
Chant nègre de Cuba
Quand viendra la pleine lune j’irai à Santiago de Cuba, j’irai à Santiago, dans une calèche d’eau noire. J’irai à Santiago. Chanteront les toits
Plaies d’amour
Cette lumière, ce feu qui dévore, ce paysage gris qui m’accompagne, cette douleur pour une seule image, cette angoisse de ciel, d’heure et de
Casida de la fille dorée
La fille dorée se baignait dans l’eau et l’eau se dorait. Les algues, les branches l’ombrageaient dans l’ombre, et le rossignol pour la fille
Casida de la femme couchée
Te voir nue, c’est se rappeler la Terre, la Terre lisse et vierge de chevaux, la Terre sans aucun jonc, forme pure, fermée à l’avenir : confins
Adeline qui se promène
Il n’est point d’orange en mer ni à Séville d’amour. Dis, contre le feu du jour, veux-tu m’offrir ton ombrelle ? J’aurai le visage vert -
Ballade d’un jour de juillet
Des grelots d’argent tintent Au cou des bœufs. « Où t’en vas-tu, ma belle, Soleil et neige ? -Je vais aux marguerites De ce pré
Sonnet de la douce plainte
J’ai peur de perdre la merveille de tes yeux de statue et cet accent que vient poser la nuit près de ma tempe la rose solitaire de ton
Mort d’amour
À Margarita Manso Que voit-on briller là-bas sur les balcons haut-perchés ? Ferme la porte, mon fils, j’entends onze heures sonner. Dans
Casida des pleurs
J’ai fermé mon balcon car je ne veux pas entendre les pleurs, mais derrière les murs gris on n’entend rien d’autre que les pleurs. Il y a
Chasseur
Haute pinède ! Quatre colombes s’élèvent dans l’air. Quatre colombes sont revenues. À leur quatre ombres une blessure. Basse pinède
Désir
Rien que ton cœur brûlant, Rien d’autre. Mon paradis : un champ Sans rossignols Ni lyres, Un ruisseau discret, Une simple source. Pas de
Mémento
Quand je mourrai, enterrez-moi avec ma guitare sous le sable. Quand je mourrai, parmi les orangers et la bonne menthe. Quand je
Si mes mains pouvaient effeuiller
Je prononce ton nom Au cœur des nuits obscures, Lorsque viennent les astres Boire l’eau de la lune Et que dorment les feuilles Des secrètes
L’amour endormi sur le sein du poète
Tu ne sauras jamais combien je t’aime, parce que tu dors en moi, que tu es endormi. Moi, je te cache en larmes et poursuivi par une voix dont
Le poète dit la vérité
Je veux pleurer ma peine et te le dire pour que tu m’aimes et pour que tu me pleures par un long crépuscule de rossignols où poignard et baisers
Sonnet de la guirlande de roses
Cette guirlande ! presse-toi !je meurs ! Tresse-la vite ! chante ! gémis ! chante ! Je sens l’ombre qui vient troubler ma gorge et c’est Janvier
La nonne gitane
À José Moreno Villa Silence de chaux et de myrte. Mauves dans les herbes fines Sur une toile jaune paille la nonne brode des
La ballade de l'eau de mer
1919 À Emilio Prados (chasseur de nuages) La mer Sourit au loin. Dents d’écume Lèvres de ciel. « Que vends-tu, ô fille
Romance de la luna, luna
A Conchita García Lorca La luna vino a la fragua con su polisón de nardos. El niño la mira mira. El niño la está mirando. En el aire
