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Federico Garcia-Lorca
Federico Garcia-LorcaPoezii (24 texte)

Texte în alte limbi:

Coquillage

À Natalita Jimenez On m’a offert un coquillage. Il y chante une mer de mappemonde et l’eau emplit mon cœur avec ses petits poissons d’ombre

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Chant nègre de Cuba

Quand viendra la pleine lune j’irai à Santiago de Cuba, j’irai à Santiago, dans une calèche d’eau noire. J’irai à Santiago. Chanteront les toits

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Plaies d’amour

Cette lumière, ce feu qui dévore, ce paysage gris qui m’accompagne, cette douleur pour une seule image, cette angoisse de ciel, d’heure et de

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Casida de la fille dorée

La fille dorée se baignait dans l’eau et l’eau se dorait. Les algues, les branches l’ombrageaient dans l’ombre, et le rossignol pour la fille

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Casida de la femme couchée

Te voir nue, c’est se rappeler la Terre, la Terre lisse et vierge de chevaux, la Terre sans aucun jonc, forme pure, fermée à l’avenir : confins

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Adeline qui se promène

Il n’est point d’orange en mer ni à Séville d’amour. Dis, contre le feu du jour, veux-tu m’offrir ton ombrelle ? J’aurai le visage vert -

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Ballade d’un jour de juillet

Des grelots d’argent tintent Au cou des bœufs. « Où t’en vas-tu, ma belle, Soleil et neige ? -Je vais aux marguerites De ce pré

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Sonnet de la douce plainte

J’ai peur de perdre la merveille de tes yeux de statue et cet accent que vient poser la nuit près de ma tempe la rose solitaire de ton

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Mort d’amour

À Margarita Manso Que voit-on briller là-bas sur les balcons haut-perchés ? Ferme la porte, mon fils, j’entends onze heures sonner. Dans

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Casida des pleurs

J’ai fermé mon balcon car je ne veux pas entendre les pleurs, mais derrière les murs gris on n’entend rien d’autre que les pleurs. Il y a

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Chasseur

Haute pinède ! Quatre colombes s’élèvent dans l’air. Quatre colombes sont revenues. À leur quatre ombres une blessure. Basse pinède

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Désir

Rien que ton cœur brûlant, Rien d’autre. Mon paradis : un champ Sans rossignols Ni lyres, Un ruisseau discret, Une simple source. Pas de

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Mémento

Quand je mourrai, enterrez-moi avec ma guitare sous le sable. Quand je mourrai, parmi les orangers et la bonne menthe. Quand je

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Si mes mains pouvaient effeuiller

Je prononce ton nom Au cœur des nuits obscures, Lorsque viennent les astres Boire l’eau de la lune Et que dorment les feuilles Des secrètes

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L’amour endormi sur le sein du poète

Tu ne sauras jamais combien je t’aime, parce que tu dors en moi, que tu es endormi. Moi, je te cache en larmes et poursuivi par une voix dont

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Le poète dit la vérité

Je veux pleurer ma peine et te le dire pour que tu m’aimes et pour que tu me pleures par un long crépuscule de rossignols où poignard et baisers

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Sonnet de la guirlande de roses

Cette guirlande ! presse-toi !je meurs ! Tresse-la vite ! chante ! gémis ! chante ! Je sens l’ombre qui vient troubler ma gorge et c’est Janvier

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La nonne gitane

À José Moreno Villa Silence de chaux et de myrte. Mauves dans les herbes fines Sur une toile jaune paille la nonne brode des

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La ballade de l'eau de mer

1919 À Emilio Prados (chasseur de nuages) La mer Sourit au loin. Dents d’écume Lèvres de ciel. « Que vends-tu, ô fille

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Romance de la luna, luna

A Conchita García Lorca La luna vino a la fragua con su polisón de nardos. El niño la mira mira. El niño la está mirando. En el aire

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